
Parmi les solutions Open Source de supervision, un logiciel revient régulièrement : Nagios.
Cet outil permet de vérifier en permanence l'état de santée des machines, de services, du réseau et de notifier les problèmes (et les résolutions) de diverses manières (email, messagerie instantané, SMS, etc...).
Nagios est un système centralisé de supervision, c'est-à-dire qu'un serveur collecte des informations de "santé" auprès des autres serveurs et de leurs services. Les services peuvent être divers allant du serveur MySQL au serveur Postfix en passant par le serveurs de fichiers.
Afin de collecter ces informations, il y a plusieurs moyens :
- Nagios doit être installer sur chacune des machines avec un agent de supervision
- une unique instance de Nagios est installée sur le serveur central et interroge les divers serveurs via le greffon check_by_ssh
Bien qu'il ait l'air compliqué de prime abord, il est en fait assez aisé à manipuler dès lors que l'on ait compris 2 ou 3 notions.
Mais avant ça, il faut l'installer...
Nagios est en fait composé de 2 parties :
- une interface graphique
- un démon
Toutes les installations se feront dans le répertoire /usr/local et le téléchargement des archives dans /usr/local/packages.
- Installation de httpd
- Création de l'utilisateur système
- Installation de Nagios
- Configuration de l'interface d'administration
- Installation des premiers greffons
Installation de httpd
Afin de faire une installation simple de httpd, nous aurons besoin d'un certain nombre de packages :Puis rapatrier l'archive de httpd et le compiler :
Création de l'utilisateur système
Puis vient la préparation du système pour accueillir Nagios avec l'installation de packages supplémentaires et la création d'un utilisateur spécifique et de son groupe :Installation de Nagios
Récupération de l'archive de Nagios et installation :Quelques explications :
- make all : compilation des sources
- make install : installation du programme principal, des CGI et du HTML
- make install-init : installation des scripts de lancement initr.d
- make install-config : installation des fichiers de configuration par défaut
- make install-commandmode : affectation des droits sur les répertoires et fichiers
Configuration de l'interface d'administration
Afin de pouvoir utiliser Nagios via son application web, il faut configurer le serveur httpd et créer un utilisateur pour sécuriser l'accès grâce à une authentification htaccess (obligatoire).Création de l'authentification htaccess :
Quelques explications :
A la demande de cette commande, il faut entrer un mot de passe de son choix. Une fois ceci fait, un fichier htpasswd.users est créé dans le répertoire /usr/local/nagios/etc contenant l'identifiant (ici nagiosadmin) suivit du mot de passe encrypté.
Si l'utilisateur choisit n'est pas nagiosadmin, il faut mettre à jour les fichier de configuration de Nagios (ici, on remplace nagiosadmin par admin) :
Configuration de httpd afin de gérer les CGI de Nagios :
Créer un fichier alias.conf dans le répertoire /usr/local/apache2/conf/extra et y mettre :
Puis ajouter la ligne ci-dessous dans le fichier /usr/local/apache2/conf/httpd.conf avant de redémarrer httpd :
Installation des premiers greffons
Afin de rendre Nagios utilisable un minimum, il faut ajouter les greffons essentiels et minimaux.Pour ça, il faut télécharger l'archive les contenant :
Ceci installera les greffons basiques tels que par exemple :
- check_disk
- check_nagios
- check_ssh
- check_http
- check_load
- etc...
Une fois toutes ces étapes passées, il suffit de démarrer le serveur httpd et le démon nagios :
L'interface est alors disponible via l'adresse http://localhost/nagios.
Il ne reste plus qu'à configurer Nagios afin de superviser les différents serveurs et services...
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